
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un stress dont on ne parle pas suffisamment selon moi. Il s’agit de ce stress qui ne dit pas son nom, qui avance masqué et qui à la longue produit des effets délétères sur le corps physique. Je le nomme « insidieux » car il se manifeste en arrière-plan. Bien souvent, l’individu qui en souffre n’en a pas conscience.
De quel stress parle-t-on?
Il existe le stress aigu, qui survient dans différentes situations:
- En cas de danger,
- Par anticipation d’un événement important,
- Dans toute situation imprévue dans son quotidien,
- …
Celui-ci est plutôt facile à identifier. Des manifestations physiques sont tout de suite perceptibles: battements du coeur qui s’emballent, rougeurs, chaleur corporelle et autres.
Il existe également un stress que les médecins appellent chronique, ce qui sous-entend qu’il revient à certains moments spécifiques, dans certaines situations. Il est selon moi apparenté à un trouble anxieux généralisé et à une façon de regarder la vie. il est corrélé à nos stratégies internes de défense et de protection intégrées depuis notre plus jeune âge.
Mais aujourd’hui, je vous parle d’un stress qui est permanent. Alors peut-être que le mot stress n’est pas adapté. Peut-être qu’il serait bon que je le nomme plutôt « état permanent de tension légère « .
J’ai envie de vous en parler aujourd’hui parce que je le connais bien pour avoir vécu longtemps sous son influence et qu’il touche de nombreuses personnes qui viennent me consulter.
Le reconnaître
Bien souvent, au cours de mes soins, je suis confrontée à des personnes qui présentent une « carapace énergétique » très puissante. Ces personnes sont à chaque fois des sujets qui sont dans la résistance et la protection. Bien souvent, elles ont vécu un burn out, ou en sont proches. Bien souvent, leur corps les appelle par des douleurs parfois intenses.
Elles vivent « sous tension » constamment, dans une hyper-vigilance qui leur permet d’être prêtes à tout moment à fuir ou à combattre, voire à attaquer.
Le corps physique est tendu: muscles, fascias, organes, jusqu’aux cellules qui sont dans une contraction constante, comme si le sujet s’attendait au pire à chaque instant. Le corps se contracte de plus en plus au fil des ans, et le faire lâcher cette tension est de plus en plus difficile.
N’étant pas biologiste, je ne peux pas expliquer ici les conséquences au niveau de la chimie dans le corps et les effets sur les équilibres hormonaux. Je peux simplement évoquer la production d’une des hormones du stress, le cortisol, qui est alors produit en excès et de manière constante. Nous savons maintenant que cette hormone, présente dans le corps en trop grande quantité et souvent, est néfaste pour notre bonne santé. Les cellules sont directement impactées et vieillissent plus vite sous les effets du stress.
Au niveau de mes perceptions supra-sensorielles, je ressens que le corps physique et l’aura elle-même sont en contraction. Les chakras sont également contractés et l’énergie ne peut plus circuler de manière harmonieuse.
Ses causes
La première des causes de cette tension interne est selon moi due à un manque de sécurité intérieure. Ces personnes vient dans un état d’insécurité et donc de peur. La peur éprouvée n’est pas nécessairement pour leur propre personne. Elle est chez bien des femmes qui me consultent, tournée vers leurs proches (parents, enfants, conjoint). Cette peur est bien souvent non. reconnue comme une peur. Pour ces femmes, elle de l’ordre de la normalité: Pour une personne élevée comme une « femme », il est normal de s’inquiéter (donc d’avoir peur) pour ses proches et d’en prendre soin.
Ce conditionnement est inter-générationnel. Il se perpétue dans l’arbre généalogique au fil des siècles. Et bien souvent, en tant que femme, si nous observons la manière de réagir de notre mère, nous constatons que nous avons hérité d’elle cette croyance… Et cette insécurité intérieure.
Car enfin, pourquoi les femmes ont-elles tellement peur pour leurs proches?
Parce qu’elles n’ont pas développé suffisamment de confiance en la vie pour s’en remettre à celle-ci. Elles ont été élevées dans la croyance que la Vie est dure, dangereuse et qu’elle ne nous veut pas du bien. Elles ont elles-mêmes vécu des traumatismes qui les ont confortées dans cette idée que « le pire nous attend dès qu’on ose sortir des sentiers battus. »
Nous pouvons alors comprendre qu’en associant ces deux croyances, à savoir:
1/ En tant que femme, nous devons prendre soin de nos proches et pour cela, contrôler les événements de la Vie pour qu’ils soient en sécurité,
2/ En tant que femme (dit sexe faible), nous savons que « tout peut arriver », et qu’il faut s’attendre au pire dès qu’on ose sortir dans la Vie pour vivre tout simplement,
il est bien difficile de ne pas se sentir poings et pieds liés, à la fois pour oser s’aventurer hors des normes imposées aux femmes par la société. Et il est également très compliqué de ne pas avoir une peur au ventre constante dès que nos enfants sortent de la maison, que nos proches s’engagent dans des projets nouveaux (et donc potentiellement dangereux).
S’en défaire
Je n’ai pas de solution miracle à vous proposer. Mais la première des choses est bien de conquérir sa propre sécurité intérieure. Et cela peut être un processus long. Je peux vous partager que cela m’a pris plusieurs années et que même aujourd’hui, les « vieux schémas » peuvent refaire surface et entraîner une contraction involontaire dans mon corps.
Pour vivre la sécurité intérieure, il est important d’aller identifier nos conditionnements familiaux et culturels. Il est également important d’aller repérer quelles sont nos schémas comportementaux, liés à nos schémas de pensées. c’est une véritable introspection, un véritable travail sur soi pour déprogrammer et reprogrammer nos cellules. Car c’est exactement de cela dont il s’agit: Décoder, dés-encoder et ré-encoder de nouvelles manières de voir sa Vie et la Vie en général. C’est reconfigurer tout notre système interne lié à notre individualité. C’est donc revisiter tout ce qui nous a construit, pour déconstruire et reconstruire un nouveau système qui va nous permettre de nous sentir nous-même en sécurité. Cela va nous permettre d’avoir plus de foi en la Vie, donc plus de sérénité, plus de joie intérieure.
C’est possible! Si je l’ai fait, vous pouvez le faire. Et même si ce travail de reconfiguration ne sera jamais terminé, il arrivera un moment où vous pourrez dire « Je suis en gratitude de ce que la Vie m’offre, j’ai foi que tout ce qui vient à moi est juste pour mon évolution. »
Si vous vous êtes reconnu dans cet article, il est possible de vous faire accompagner dans ce processus qui peut être difficile à mener seul·e.
Ici, je vous propose un accompagnement pour commencer ce travail sur vous. Cliquez sur le lien pour en savoir plus.
