S’aimer soi-même : clé de l’amour inconditionnel

Gestion du stress et de l'anxiété-valérie Segret
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En s’aimant soi-même.

Dire que l’on est dans l’Amour inconditionnel et qu’on aime les gens signifie que l’on est dans le véritable Amour pour soi-même. Car comment prétendre aimer les autres et comment aimer tout inconditionnellement si nous ne sommes pas capables de nous aimer totalement ? Nous devons nous aimer entièrement avec toutes nos parts, même les plus sales, les plus moches, les plus obscures ?

Comment fait-on pour s’aimer soi-même, de manière inconditionnelle ?

Nos colères, nos blessures, nos rancoeurs, nos mesquineries et nos peurs, sont en général envisagées comme des défauts. Ajoutons à cela tous les « défauts » physiques que nous nous trouvons. Il est bien difficile de s’aimer soi-même. Nous restons dans l’attente d’atteindre un idéal physique et psychologique.

Enfant, nous venons au monde en nous aimant pleinement. À l’origine, la Vie est Amour. Mais tous, nous avons désappris à nous aimer. L’école, l’éducation, les « amis », les groupes de pairs, les réseaux sociaux, les journaux, les séries, les films… Tout concourt à nous renvoyer une image imparfaite et à nous comparer. Forcément, on y perd à ce jeu de la comparaison. Car tout est triche dans les médias. Et l’école ne considère qu’un versant de nous, nos parents ont des attentes, nos amis aussi.

Aller au delà des attentes

Nous sommes alors le produit des attentes que la société, les « autres » posent sur nous. Jusqu’à ce que l’on décide à s’en affranchir… puis à nous affranchir de nos propres attentes. Bien sûr que nous posons nous-même des attentes. Nous avons des rêves, des objectifs. Nous voulons apprendre, grandir, comprendre. Cette quête même, qu’elle soit spirituelle ou d’épanouissement personnel, ne nous permet pas d’atteindre à cet état d’amour total pour soi. Nous ne pouvons pas y arriver tant que nous ne sommes pas dans l’accueil et l’acceptation… Comme nous le serions avec un enfant, notre enfant.

J’ai moi-même commencer mon lent cheminement vers l’amour de moi en prenant conscience que mes états émotionnels chaotiques venaient en grande partie de besoins non nourris.

Reconnaître quels sont mes besoins dans l’instant permet de me placer dans l’écoute de soi (Premier pas vers l’amour de soi).

Ainsi, découvrir que mes frustrations et mes colères étaient déclenchées par un besoin d’être entendue, reconnue et respectée m’a beaucoup apaisée. Cela m’a permis d’accepter ces émotions qui débordaient. Puis, j’ai pris conscience que moi-même, je ne me reconnaissais pas, je ne m’écoutais pas vraiment et je ne me respectais pas. Ainsi j’ai pu commencer à poser de nouvelles bases pour nourrir mes besoins.

Devenir compatissant avec nous-même, comme un parent aimant avec son enfant

Les parents qui me lisent savent que nous posons des attentes pour nos enfants. Mais ceux qui veulent par dessus tout l’épanouissement de leur enfant savent aussi qu’il est important de les accueillir dans leur entièreté. Leurs manquements, leurs « erreurs », leurs « bêtises » sont simplement la manifestation de la Vie à travers eux et celle de leur croissance.

Alors ces parents « conscients » font tout pour qu’ils s’apprécient, s’estiment à leur juste valeur et s’aiment.

Ils disent :

– « Tes résultats, scolaires ou autres, ne sont pas le reflet de ta valeur. »

– « Malgré tout ce que tu peux dire ou faire, même si parfois tes actes sont difficiles à supporter pour nous, nous t’aimons par dessus tout cela. »

Nos enfants méritent compassion, bienveillance, accueil… tout comme chacun de nous, dans tous nos choix, nos actes, nos errances, nos défauts.

Commençons alors à observer quelles attentes envers nous-même nous nous infligeons: être la mère parfaite, l’épouse parfaite, la collègue ou l’amie extra, la professionnelle exceptionnelle, etc.

Demandons-nous ensuite comment nous pouvons abaisser le curseur de nos attentes pour nous-même. Est-il réellement indispensable d’être parfait? Est-il possible de ne faire aucune erreur? Est-il possible de vivre sa vie comme si nous étions le héros-héroïne d’un film à l’eau de rose? Nous savons bien que notre nature humaine nous entraîne vers des travers peu avouables: la gourmandise de sucré, l’agacement en voiture, la flemme du dimanche matin (vous avez remarqué que les héros des séries sont rarement en pyjama toute la journée, pas coiffés, pas maquillés?).

Quel serait alors le niveau acceptable de nos réalisations sans chercher la perfection? N’ es-tu pas déjà à cet endroit? Celui où tu fais de ton mieux avec ce que tu connais et ce que tu peux? Il y a fort à parier que oui! Tu y es déjà!

Pour conclure

En avançant sur notre chemin, nous accueillons la totalité de qui nous sommes. Nous accueillons l’entièreté de nos actes. Nous grandissons en amour pour nous-même. Et c’est ainsi que nous pouvons alors accueillir l’Autre dans ce qu’il est, dans ses défauts et ses manquements. L’Autre, c’est moi. Je suis un autre pour l’autre. C’est en intégrant intérieurement que l’Humain parfait n’existe pas, que nous pourrons enfin lâcher les attentes sur les autres et sur nous-même. Et ainsi, accéder à un amour plus grand pour la création toute entière.

Et pour toi? Quel serait le grand défi pour commencer à cheminer vers l’amour de toi?

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