Blocages, croyances et schémas limitants
Sans doute as -tu déjà entendu parler de tes schémas et croyances limitantes ? Nous sommes nombreux thérapeutes à travailler avec nos clients sur ceux-ci car ils sont à la base de tous les blocages manifestés dans la vie : blocages physiques, psychologiques, schémas répétitifs etc…
Ils sont bien souvent inconscients. Parfois ils sont conscients MAIS le blocage persiste ou le schéma répétitif… Et alors tu ne comprends plus ce qui se passe.
Ici, j’ai envie de t’expliquer comment ils se créent, comment les débusquer et comment les libérer.
Et je te partage ici mon témoignage personnel.
À la naissance, la famille
Quand il arrive dans une famille, l’enfant est au contact de ses parents. Des adultes qui ont des projets, des rêves, des attentes, des croyances, des schémas limitants, des projections, des phobies, des principes de vie, des valeurs, etc.
À priori, l’enfant n’a pas encore toutes ces charges (quoique les mémoires familiales et karmiques soient déjà lourdes dans son sac à dos).
Mais focalisons le propos sur la psychologie familiale de son environnement et plus particulièrement sur celle du noyau « parents-frères et soeurs »
Mon témoignage
Dans ma famille, nous sommes deux filles et je suis l’aînée. Je suis arrivée un peu vite au goût de mes parents… donc désirée … mais pas tout de suite, pas si vite (donc pas vraiment désirée).
Ma sœur est arrivée elle aussi trop vite (15 mois après ma naissance). Ce qui a entraîné que j’ai dû grandir assez vite pour que mes parents (et surtout ma mère) arrive à vivre nos existence sans trop de stress.
Je fus une petite fille très sage, très docile jusqu’à environ 13-14 ans. (Je me suis un peu rebellée mais pas tant que ça.)
Ce qui s’est créé dans ma psyché et mes comportements dès mon plus jeune âge, ce sont les choses suivantes :
1/ Je devais être « parfaite » et « docile »pour ne pas embêter maman (maman très inquiète et stressée).
2/ Je devais montrer l’exemple à ma petite sœur (dixit mon père).
Ces deux postulats admis par mes parents et connus de moi à l’âge adulte ont entraîné dans ma construction les croyances et schémas suivants :
→ Je ne peux pas laisser s’exprimer toute la Vie qui existe en moi car ça va déranger mes parents. À l’âge adulte, ça devient, je me cache, je ne m’exprime pas, j’ai peu de créativité car explorer sa créativité, c’est laisser la Vie s’exprimer.
→ Je dois être parfaite (syndrome de l’imposteur, désir de perfectionnisme, susceptibilité quand je me sens prise en défaut, refus de l’« échec »)
→ si je DOIS devenir parfaite, cela sous-tend que je ne suis pas assez bien pour mon père (qui en plus souhaitait peut-être inconsciemment avoir un garçon). Cela entraîne que ce que je suis n’est pas assez et il faut que je m’améliore.
→ Dans ma tête d’enfant, si je ne suis pas assez bien, mes parents ne vont pas m’aimer. Cela conduit directement à la croyance : Je n’ai pas assez de valeur pour que l’on m’aime. = je ne mérite pas d’être aimée.
→ s’est créé parallèlement à tout cela, le syndrome de la rivale (ma sœur). Elle avait droit à un surnom affectueux que lui donnait mon père… et pas à moi. = L’autre femme est toujours supérieure à moi.
À l’âge adulte
Toutes ces croyances (programmes internes que nous nous sommes créés dans l’enfance continuent de résonner dans nos vies d’adultes.
S’en affranchir demande un travail d’investigation personnel d’ampleur, long et parfois douloureux. Parfois, on ne trouve pas le programme précis qui nous empêche de :
– quitter notre travail
– quitter notre conjoint
– nous lancer dans une activité « en dehors » des cases
– donner vie à son rêve le plus fou
– déménager, etc,
parce que tous ces bouleversements dans notre vie bien établie viennent nous parler de notre construction interne. Cela nous renvoie à ce sur quoi nous avons basé nos manières de faire et plus insidieusement, nos façons d’être. Cela nous renvoie au cœur de QUI nous sommes, mais surtout au cœur de QUI nous voulons être.
Comment les débusquer et les libérer ?
La mise en conscience de ces programmes limitants créés dans l’enfance est un long processus. Parfois, c’est facile. Une introspection seul.e peut permettre de voir « les plus gros ». Mais souvent, c’est plus compliqué. Il y a également plusieurs niveaux de prise de conscience. Selon moi, se faire accompagner permet d’aller plus vite et surtout d’aller vraiment au cœur des choses.
Les techniques psycho-corporelles telles que la sophrologie ou l’hypnose, ainsi que la méditation de pleine présence permettent rapidement de voir les blocages les plus évidents. Un suivi en sophrologie permet de prendre conscience aussi de schémas hérités de nos parents, grands-parents mais aussi de nos vies parallèles (ou antérieures).
Pour certains blocages résistants, (par exemple, vous connaissez l’origine du blocage, sa cause… mais ça reste bloqué), il faut aller chercher le « programme » précis qui s’est créé.
Je vous parle ici d’arriver à trouver les mots justes qui résonnent en vous quand ils sont prononcés. Ce sont en fait des phrases auxquelles vous avez totalement donné votre accord, mais qui ne sont absolument pas justes dans votre vie.
En séance de soin quantique, nous arrivons souvent à découvrir la pépite, à l’origine du blocage.
Exemples :
- « On m’abandonne toujours »
- « Personne ne m’aime parce que je ne mérite pas d’être aimée »
- « La vie est injuste »
- « La vie est trop difficile »
- « Rien n’est jamais sûr »
Ces programmes (dont l’énergie est lourde) peuvent être déprogrammés et reprogrammés. C’est le principe de la P.N.L. et de la psychologie positive. La Communication Non Violente est aussi un très outil pour aller à la découverte de nos besoins et de reconsidérer notre manière de prendre soin de nous.
Des rituels psycho-magiques, des protocoles de kinésiologie permettent de reprogrammer nos circuits énergétiques et cellulaires. Il est important de modifier l’information envoyée à notre système énergétique pour que toutes les implications physiques, psychologiques et cellulaires puissent se manifester. C’est ainsi que nos « blessures »d’enfance peuvent être traversées et libérées.

Un avis sur « Nos croyances et schémas limitants, liés à notre enfance »