Nos ventres nous parlent

Êtes-vous à l’écoute de votre ventre ? Le laissez-vous s’exprimer sans le maudire ?

Il est bien difficile pour nous d’accueillir ce ventre avec ses sons incongrus et souvent intempestifs. Difficile de laisser s’exprimer ce qui souhaite en sortir. Les sons, les gaz ne sont pas encore bien acceptés socialement. On peut le comprendre et en même temps, quelle violence nous faisons-nous subir au quotidien pour faire taire ces ventres trop présents!

Comme tout ce que l’on rejette, ils se font bien souvent plus présents, plus insistants. Nous subissons alors leur douleur , en les détestant. Et pourtant… que d’informations précieuses ont-ils à nous transmettre.

Lors de mes soins du ventre, je rencontre bien souvent l’enfant non désiré, l’enfant qui recherche la reconnaissance du père, l’enfant qui crie son désir d’avoir le droit d’exister. Je rencontre sa génitrice qui ne voulait pas être mère ou encore la femme violentée.

Je rencontre l’adulte d’aujourd’hui qui se protège avec des couches de graisse, aussi épaisses que sa carapace énergétique. Des couches qui le protègent de cet extérieur supposé dangereux.

J’y rencontre les mémoires transmises par les parents, les grands-parents. Des couches de mémoires stockées là, souvent sans qu’on leur prête l’attention qu’elles réclament. Des mémoires qui s’expriment dans des schémas de vie que l’on ne comprend pas, des récurrences, des « injustices ». Des mémoires, des émotions cristallisées qui s’expriment dans des sensibilités, des douleurs abdominales incompréhensibles.

Il y a aussi ces ventres qui sont douloureux tout le temps, qui réagissent à tout : nourriture, air respiré, énergie ambiante. Des ventres hyper sensibles chez des personnes qui ne savent pas qu’elle-mêmes le sont.

Certains diraient peut-être qu’il y a bien des raisons physiques et environnementales qui n’ont rien à voir avec la psyché de l’être humain et qui perturbent l’équilibre du ventre. Oui… Et en même temps, ce ventre est relié à notre cerveau par le nerf vague. Il est le deuxième espace du corps en nombre de neurones, après le cerveau. Pourquoi ne pas envisager qu’il est l’expression même de ce qui se passe dans notre cerveau et dans tout notre être. Il est l’espace de traitement de ce que nous ingérons… Et je fais le pont ici avec tout ce que nous devons digérer : nourriture certes, mais également, air, pensées et énergies.

C’est un espace complexe qui n’a pas fini de nous révéler toutes ses richesses. Simplement, retenez ceci ! Quand le ventre se fait entendre, ressentir de manière plus ou moins douloureuse, c’est que quelque chose demande à se montrer. Quelque chose est à aller regarder et à soigner… pour son mieux-être, mais surtout pour celui de tout votre Être…Pour celui de votre âme.

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