Le ventre plat est-il naturel chez la femme ?

Je ne sais pas vous, mais moi, je vois de nombreuses femmes dans mon entourage, proche et moins proche, qui ont un petit ventre rond. Certaines se plaignent du ventre gonflé, de ballonnements, d’autres non. Mais je remarque que c’est quand même une majorité.

De fait, je me suis posé cette question : Pourquoi est-ce que nous les femmes, nous souhaitons presque toutes avoir un ventre plat, alors que manifestement, ce n’est pas ce qui est le plus simple ? En d’autres termes, le ventre rond ne serait-il pas ce qui est naturel pour une femme ?

Avant de vous donner les réponses documentées et sourcées que j’ai trouvées, je vous livre ici mon point de vue sur la question.

  • En effet, rappelons-nous que la plupart des femmes porte au moins un enfant dans leur vie. Cela tend à distendre les muscles abdominaux. Leurs organes génitaux gonflent et dégonflent au fil de leurs cycles.
  • Dès la puberté, les images de femmes véhiculées par les médias nous conditionnent à adopter une posture cambrée, mettant en valeur notre croupe. Inconsciemment, quand nous sommes en âge de cherche à séduire , certaines d’entre nous adoptent cette cambrure. (Les chaussures à talons contribuent également à accentuer cette posture. Or, une forte cambrure entraîne automatiquement un ventre qui est poussé vers l’avant… Donc un ventre plus rond.)

Place maintenant à des réponses plus documentées.

J’ai demandé à notre cher internet si le ventre plat chez une femme était naturel. Voici la réponse que j’ai obtenue. (Je dis « la », parce que toutes les autres réponses proposées portaient sur les remèdes POUR avoir le ventre plat !!! On est donc clairement conditionnées pour penser que c’est la « norme » et que l’on DOIT avoir le ventre plat)

Source : https://universpharmacie.fr/blog/article/le-mythe-du-ventre-plat-chez-la-femme.html

Or, en me documentant plus avant, je lis que la structure anatomique du ventre féminin induit forcément une forme arrondie.

Structure anatomique du ventre féminin

Le bassin féminin étant plus large que celui des hommes, car conçu pour la gestation et l’accouchement, notre ventre est alors plus arrondi.

Nos organes pelviens (utérus, ovaires et vessie) prennent de la place dans le bas-ventre. Ainsi même chez une femme très mince, cet espace sera naturellement bombé.

Les organes reproducteurs fluctuent de volume selon le cycle menstruel. Ainsi avant et pendant les lunes, l’utérus peut légèrement gonfler.

La répartition des graisses

La physiologie féminine favorise un stockage de graisse dans certaines zones clés, notamment le bas-ventre, les hanches et les cuisses. Ce stockage a une fonction hormonale et reproductive : c’est une réserve d’énergie pour une éventuelle grossesse et l’allaitement.

Ce dépôt est sous contrôle des œstrogènes, les hormones féminines. À moins d’avoir un taux très bas d’œstrogènes (ce qui n’est pas souhaitable pour la santé), il est normal d’avoir un petit coussinet de graisse abdominale.

Le rôle des muscles profonds

Les abdominaux profonds (notamment le transverse de l’abdomen) ont pour rôle de maintenir les organes. Mais contrairement à une idée reçue, ils ne “plaquent” pas le ventre de façon permanente : le ventre respire, bouge, se relâche en fonction des postures, des phases de respiration ou de digestion.

Un ventre totalement “plat et dur” en permanence ne correspond pas au fonctionnement naturel du corps. Cela impliquerait une contraction musculaire constante, ce qui serait contre-productif et fatigant.

Les variations selon les moments de la journée et du cycle

Le ventre féminin varie selon la digestion, l’hydratation, le cycle hormonal. Ballonnements et petites variations de volume sont normaux.

En fin de journée, il est fréquent d’avoir le ventre plus relâché ou légèrement gonflé : c’est simplement la conséquence de la digestion, des gaz intestinaux, de la posture…

Un ventre plat : un idéal pas toujours sain

Les ventres ultra-plats visibles dans les médias sont souvent le résultat de :

* déshydratation volontaire avant les séances photo

* posture particulière (rentrer le ventre, contracter les abdos)

* retouche d’images

* parfois des niveaux de masse grasse très bas, qui peuvent nuire au cycle menstruel (aménorrhée), à la fertilité et à la santé osseuse.

Nous pouvons alors conclure qu’avoir un ventre rond est finalement tout à fait normal pour une femme.

Avoir un ventre légèrement arrondi n’est pas un signe de laisser-aller, mais un marqueur de la physiologie féminine normale et saine.

L’idéal d’un ventre plat en toutes circonstances est une construction sociale, pas une réalité biologique.

Les fluctuations naturelles du ventre font partie de la richesse et de la complexité du corps féminin.

J’ai envie de rajouter que tant que notre ventre n’est pas sensible ni douloureux, tant que le transit se déroule globalement de manière satisfaisante et sans troubles tels que constipation et/ou diarrhée, lâchons-nous la « grappe » avec notre ventre arrondi. Plus nous l’accepterons tel qu’il est, plus ils seront acceptés par le collectif et les médias… Et qui c’est, peut-être qu’enfin les modèles qui nous seront proposés se rapprocheront de ce qui est naturel pour nous les femmes.

Ci-dessous, je vous transmets les références et sources principales selon ChatGPt

Références et sources principales

1. Rôle central des œstrogènes dans la répartition des graisses

* **Kuryłowicz & Hsieh (2023)** montrent que la baisse des œstrogènes ménopausiques entraîne une redistribution des graisses, passant d’une répartition gynoïde (hanches, cuisses) à une forme abdominale néfaste pour le métabolisme ([ncbi.nlm.nih.gov][1]).

* Les récepteurs aux œstrogènes (ERα notamment) sont plus abondants dans la graisse sous‑cutanée que dans la graisse viscérale, favorisant ainsi le stockage périphérique tant que les hormones sont actives .

2. Différences selon le cycle de vie et la ménopause

* Avant la ménopause, les œstrogènes favorisent les dépôts périphériques ; lorsque leur taux chute, les graisses s’accumulent au niveau viscéral et abdominal, augmentant les risques métaboliques .

* Une étude longitudinale sur femmes post-ménopausées avec ou sans hormonothérapie indique que les œstrogènes freinent le dépôt de graisses intra-abdominales sur le long terme ([pubmed.ncbi.nlm.nih.gov][2]).

3. Anatomie et physiologie abdominale féminine

* La primauté d’un bassin large et d’un utérus volumineux (environ 7,6 cm × 4,5 cm × 3 cm, 60 g en moyenne) explique naturellement un bombement léger même sans graisse ([en.wikipedia.org][3]).

* Les organes pelviens (utérus, ovaires, vessie, intestin) occupent un espace abdominal et varient en taille selon le cycle et la digestion.

4. Fonctions santé du dépôt graisseux gynoïde

* La graisse sous‑cutanée (hanches, cuisses, bas-ventre) est métaboliquement protectrice, alors que la graisse viscérale augmente les risques de diabète, maladies cardiovasculaires et inflammation .

* Les réserves graisseuses sont aussi utiles pour la production hormonale post-ménopause (aromatisation dans les adipocytes) et pour la survie énergétique lors d’une grossesse .

5. Fluctuations physiologiques naturelles

* Outre les hormones, le volume du ventre varie selon la digestion, la rétention d’eau, le ballonnement, la posture et la respiration ; la tonicité des abdos profonds (transverse) s’adapte en permanence mais ne contracte pas le ventre en permanence : un ventre “dur” toute la journée serait physiologiquement étrange.

📚 Bibliographie

1. Kuryłowicz A., Hsieh C.-C. *Estrogens in Adipose Tissue Physiology and Obesity‑Related Dysfunction.* Biomedicines. 2023;11(3):690. ([ncbi.nlm.nih.gov][1])

2. Mair D. et al. *Obesity, estrogens and adipose tissue dysfunction.* Pulm Circ. 2020. ([onlinelibrary.wiley.com][4])

3. Loriaux D. et al. *Central Effects of Estradiol in Regulation of Adiposity*. PMC. 2010. ([pmc.ncbi.nlm.nih.gov][5])

4. Collins N. et al. *Sex‑specific factors influencing obesity in women.* Circulation Research. 2024. ([ahajournals.org][6])

5. Kahn A. et al. *Aging and Adiposity — Focus on Biological Females.* Int. J. Mol. Sci. 2024. ([mdpi.com][7])

6. \[Étude] Longitudinal sur post-ménopausées (CT scan & DXA) sur répartition graisseuse et œstrogènes.

7. Anatomie : taille et poids moyen de l’utérus humain.

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