Nos sacro-saints principes

Après l’article et l’épisode de podcast sur le contrôle, je reviens encore sur le sujet. J’ai vraiment envie de vous transmettre à quel point nos croyances, convictions et de nos « principes moraux » peuvent nous enfermer dans des attitudes délétères pour notre épanouissement.

Les motivations à ces cadres internes parfois rigides peuvent avoir de multiples raisons d’exister.

Aujourd’hui, je vous invite à aller y regarder de plus près et à voir comment vous allez peut être pouvoir assouplir ces contraintes qui parfois nous sabotent dans nos entreprises et projets.

Ces cadres intérieurs inconscients

Ici, je parle des stratégies concrètes mises en place dans notre vie, qui découlent des schémas et conditionnements inconscients que nous avons intégrés dans notre enfance et jeunesse, issus de notre culture, de notre éducation.

Je vous parle de nos sacro-saints principes et de nos convictions (ou croyances en effet) que nous nous sommes forgés au cours de notre vie… bien souvent sans le décider consciemment.

Nos principes et nos « convictions, bien souvent associés à notre système de valeurs dorment une structure de fonctionnement interne qui gouverne nos actions et nos paroles… et donc nos pensées.

Ainsi, comme les commandements religieux de la Bible, nous obéissons à certains principes, dérivés de la vie en société : ne pas tuer mon voisin, ne pas voler par exemple. (Entre parenthèses, ces deux derniers me semblent particulièrement judicieux à observer).

Mais à ces « principes » fondamentaux de vie en société, nous en avons ajouté d’autres, qui peuvent également concerner nos relations et nos interactions sociales, mais aussi certains qui nous concernent plus personnellement… et qui à l’usage peuvent créer des blocages dans notre vie.

Des commandements bloquants

Je vais essayer de vous donner des exemples concrets.

En tant que femme, j’en ai intériorisé plusieurs, que j’ai faits miens pendant longtemps. Quand j’ai commencé à ouvrir mon champ de conscience et à repenser mes impensés, ces commandements se sont avérés aliénants dans l’expression de ma véritable nature.

Ainsi, en tant que femme, vous avez peut être intériorisé le fait qu’une femme « ne doit pas faire le premier pas avec un homme» ? Ce commandement entrave peut être complètement votre liberté d’expression. Vous ne vous sentez pas libre d’aller vers un homme et d’engager la conversation quand il vous plaît. Ce principe est peut être tellement présent que vous devenez timide et réservée dès qu’un homme que vous trouvez attirant est en votre présence.

Il y a également tous les commandements concernant les tâches ménagères et domestiques. Peut être devenez-vous un peu rigide, messieurs, mesdames quand il s’agit du rangement de certains objets, et vous vous accrochez au précepte : « chaque chose à sa place, et dans le bon sens et dans le bon ordre ». Ou encore quand il s’agit du jour du ménage, de comment on doit le faire et de qui fait quoi.

Dans cette courte liste non exhaustive, on pourrait trouver également des principes sur ce que vous avez le droit de porter ou non, des couleurs à mettre ensemble, sur ce que vous avez le droit de faire quand vous êtes célibataire (aller au restaurant, au cinéma, boire un verre etc)

Il y a les principes d’éducation… Ah là là. Alors là, il y en a un paquet, différents selon la famille d’où l’on vient :

– ce qu’un enfant a le droit de faire/

– ce qu’un parent a le droit de faire

– ce que les gens ont le droit de faire avec vos enfants (les embrasser par exemple, ce qu’ils peuvent offrir etc)

– ce que vos enfants ont le droit ou le devoir de faire (dire bonjour, au revoir, merci etc)…

Il y a tous les principes non dits sur ce que l’on peut évoquer en société : entre amis, en famille, entre collègues ; les sujets autorisés, et les sujets tabous.

Bref ! Vous l’avez compris : des principes, des commandements, tout le monde en a, de toutes sortes.

Et ce que j’ai envie de mettre en lumière c’est que tous ces principes qu’ils soient réellement de notre décision ou qu’ils aient été acquis peuvent être à la fois une ressource, un schéma structurant de nos actions (le bon chemin ou le mauvais pour faire court), et en même temps une véritable prison.

Car en effet, ils peuvent être tellement nombreux qu’ils finissent par cacher la véritable nature de notre personne.

Une structure aliénante

Ainsi, si je vous parle de moi, j’ai pu être cette femme qui était très active, toujours pressée, très dynamique, remplissant son planning quotidien de mille et une activités. J’avais intégré qu’une femme moderne, inspirante et puissante était une femme qui menait tout de front : carrière, vie d’épouse de mère et amie et vie sociale active.

Or, quand j’ai commencé à prendre du recul sur ma vie et sur moi-même, j’ai pris conscience que ce n’était pas du tout moi… sauf sur le côté pressé et impatient.

Je suis plutôt calme, aimant l’introspection et les longs moments de calme et de solitude. Rien à voir donc avec ce commandement de la femme active moderne des années 2000.

Dans le cadre de mon activité de thérapeute, je rencontre souvent des personnes qui m’évoquent leurs croyances et ces principes auxquels ils s’accrochent comme à une bouée de sauvetage. Car en effet, quand le burn out survient, ou la dépression et que tout s’écroule, ce cadre intérieur est la seule structure visible à laquelle on peut se raccrocher. Peut être qu’inconsciemment on se dit : « Au moins ça, c’est moi ! Je sais qui je suis, si je ne sais rien d’autre »

Et bien, je dois vous l’avouer. S’il y a bien quelque chose que souvent nous ne savons pas, c’est qui l’on est réellement.

Et c’est en allant visiter nos règlements intérieurs et en nous demandant réellement « pourquoi », pourquoi nous leur obéissons aveuglément, selon quelles valeurs , il va peut être alors se révéler que certains règlements sont inutiles, dénués de fondement.

Nous allons peut être découvrir qu’en nous, une petite voix crie depuis longtemps et se révolte contre ces habitudes de pensées et de fonctionnement. Cette petite voix crie peut être que ce n’est pas important que l’aspirateur soit rangé debout ou couché et que ce qui importe c’est la qualité de votre environnement et de vos relations avec vos proches.

Et à nouveau, j’ai envie de vous parler de notre besoin de contrôle qui se montre dans ces règlements intérieurs. Quelles sont les peurs qui se cachent derrière nos sacro-saints principes. N’est-il pas temps de nous libérer enfin de nos peurs inconscientes ?

S’apporter de la douceur, lâcher du lest et donner de la souplesse à nos rigidités.

Alors voilà où je veux en venir. Quand on s’engage sur un chemin d’ouverture à soi, d’ouverture du cœur et de conscience, il va être indispensable de s’apporter de la douceur et de la souplesse. Car le chemin peut être parfois très inconfortable, en ce qu’il déconstruit pas à pas tout ce que nous croyions auparavant. Et se donner la possibilité d’être doux avec soi, de lâcher nos rigidités, nos principes va nous permettre, non seulement de poser les bases plus alignées avec qui nous sommes réellement. Mais cela va surtout nous permettre de vivre notre vie, nos relations avec les autres dans un état émotionnel plus confortable, moins tendu.

Et vous ? Où en êtes vous avec vos principes ? Ont -ils tous une légitimité et un fondement réel ?

Si tu veux en apprendre un peu plus à ce sujet, tu peux aller lire aussi les articles suivants:

Se Libérer des Injonctions Intérieures : Un Chemin vers la Sérénité
Tu peux également télécharger la méditation suivante gratuitement:

Lâcher nos croyances limitantes

Laisser un commentaire