
Tu viens de partir… Il y a deux jours, jour de pleine Lune. Je ne suis pas sûre que ce soit un hasard.
Est-ce pour me rappeler que je me suis déconnectée de ma sœur la Lune et qu’il est temps que je l’écoute ? Peut-être…
Quoiqu’il en soit, tu n’es plus là et c’est dur.
Tu me manques et je n’imaginais pas que tu me manquerais autant.
Je savais que ce serait dur quand tu partirais. Mais je n’imaginais pas que ce serait comme si mon compagnon de vie était parti.
Je prends conscience de ce que tu savais depuis ta venue vers moi : j’étais ta compagne, tu étais mon compagnon.
Tu me l’avais transmis lors d’une communication médiumnique : elle avait vu un compagnon avec des yeux de chat… J’avais compris que c’était de toi dont elle parlait
Lors d’une communication animale, tu m’avais transmis que pour toi, j’étais ta compagne. Ça m’avait fait rire.
Mais tu le savais toi…
Tu étais un maître de sagesse, un guide… si grand, si sage.
D’une gentillesse remarquable et remarquée par tous les vétérinaires qui t’ont vu.
Tu es arrivé chez moi un jeudi, il y a 18 ans. Je venais de perdre mon petit chien. J’étais inconsolable et je me débattais dans ma culpabilité de ne pas avoir pris plus de soin de lui. Avec mes deux enfants, je n’avais plus le temps pour lui. Je lui donnais peu d’attention et de caresses, même si mon amour était présent.
Toi, tu es arrivé alors que je venais de formuler le vœu quelques jours plus tôt, de prendre un nouvel animal en refuge…
Tu avais été abandonné et tu traînais près de l’école où je travaillais depuis 3 semaines environ. Je ne t’avais jamais vu.
Ce jeudi matin, tu es venu vers nous. Tu t’es frotté aux jambes de ma fille. Je me suis renseignée pour savoir à qui était ce petit chat. Tu avais environ 6 mois. À personne, chat perdu… On devait appeler la SPA pour t’emmener.
J’ai tout de suite décidé de te prendre avec nous. Je t’ai ramené à la maison, tout de suite…
Et tu as fait ta place dans le cœur des enfants, dans le mien ensuite. Je n’avais toujours pas beaucoup de temps à t’accorder. Tu passais après mes enfants, mon mari, mon travail.
Tu ne ronronnais jamais et tu ne venais jamais sur nos genoux. Tu n’aimais pas être pris dans nos bras.
Tu chassais … beaucoup. Un midi de printemps, je t’ai vu revenir avec un lièvre dans la gueule, presque aussi gros que toi. Tu l’as mangé en entier… Je n’ai retrouvé que la queue. Sacré chasseur ! Un maître là aussi.
Et puis, tu as commencé à ronronner, pour moi, il y a 6 ans… Quand j’ai commencé à réellement m’écouter. À cette époque, j’ai fait des choix drastiques pour aller vers mon bonheur : divorce, déménagement. Et je t’ai enfin entendu ronronner. Tu t’es fait encore plus présent. Tu étais là, tout le temps. Tu m’as suivi dans mes divers déménagements jusqu’à cette maison d’aujourd’hui.
Une seule fois, tu as disparu pendant 3 semaines. C’était il y a 5 ans. Tu es parti pour me dire quelque chose. Je n’ai jamais trop compris ce que c’était. Je t’ai retrouvé chez une amie de mes parents, à 5 km de là où je vivais… Chez une personne que tu ne connaissais pas mais quelqu’un de mon entourage… Car tu savais que nous te retrouverions là bas. Ça aussi, ce fut un moment avec toi incroyable. Encore une fois à ce moment là, je me suis dit que tu n’étais pas un chat banal.
Il ya deux ans, lors d’un soin pour toi, tu as fait le choix de continuer avec moi, alors qu’il t’était offert la possibilité de repartir vers les étoiles. Je n’ai pas compris tout de suite tout ce que cela impliquait. J’ai simplement ressenti ton grand amour pour moi… Un amour inconditionnel comme peu savent le donner.
Quelques semaines plus tard, tu es tombé malade : la thyroïde, les reins, les carcinomes sur les oreilles. Depuis deux ans, je vivais au rythme de tes traitements (les plus légers qui soient par manque de moyens et surtout par conscience que ce n’était pas ce qu’il fallait faire). Un traitement qui t’a permis de rester encore deux ans avec moi, de me préparer en douceur à ton départ. Car c’est bien de cela dont il s’agissait. Je le comprends maintenant que tu es parti. Depuis deux ans, tu souffrais de divers maux physiques simplement pour me préparer, avec tout le respect pour ma sensibilité et l’amour que tu avais pour moi.
Il y a deux jours, j’ai perdu un des êtres les plus importants de ma vie, j’ai perdu un ami, un soutien, un guide.
Que ton chemin dans les étoiles soit merveilleux. Je ne t’oublierai jamais. Tu es dans mon cœur à jamais, mon Guizmo.
