Beaucoup de nos difficultés émotionnelles dans notre vie adulte sont issues de nos traumas d’enfance. Des traumas qui ne sont pas nécessairement des chocs gravissimes, mais plutôt des « incidents » que l’on a oubliés, des événements anodins qui ont engrammé en nous des « programmes » plutôt entravants.
/*! elementor – v3.21.0 – 20-05-2024 */ .elementor-heading-title{padding:0;margin:0;line-height:1}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title[class*=elementor-size-]>a{color:inherit;font-size:inherit;line-height:inherit}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title.elementor-size-small{font-size:15px}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title.elementor-size-medium{font-size:19px}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title.elementor-size-large{font-size:29px}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title.elementor-size-xl{font-size:39px}.elementor-widget-heading .elementor-heading-title.elementor-size-xxl{font-size:59px}Un souvenir oublié
Dans cet article, je vous partage l’expérience que j’ai eue dernièrement qui a mis en lumière l’énorme influence qu’a pu avoir dans ma vie adulte un incident qui a eu lieu dans mon enfance.
Je fais ici le lien entre la mémoire d’une blessure émotionnelle, les programmes que nous créons dans notre inconscient et la programmation des circuits neuronaux dans tout le processus.
La découverte des programmes intérieurs inconscients me fascinent.
Je suis toujours ébahie de voir comment une mémoire, quelle qu’elle soit (enfance, familiale ou antérieure) engendre chez l’Être humain la création d’un « schéma », d’un pattern de pensées, d’émotions et de comportements.
Panique dans mon cerveau
Je fais quelques heures dans un magasin de vêtements pour compléter mes revenus depuis quelques semaines. Conseillère de vente est un métier que je ne connais pas du tout et je dois apprendre toutes les manipulations sur la caisse, et prendre en compte les multiples cas d’achats : carte cadeau, remboursement, avoirs, etc…
L’autre jour, je fermais le magasin et il y avait beaucoup de monde à la caisse. Une dame se présente et veut utiliser une carte cadeau. Je n’avais jamais enregistré ce genre d’opération et je ne me souvenais pas du tout de la procédure. Bref ! Je vous passe les détails. Je me suis trompée et la cliente est partie avec son article, mais je n’ai pas débité sa carte cadeau (qu’elle a reprise).
Quand je me suis rendue compte de mon erreur, mon cerveau s’est paralysé. Je n’arrivais absolument plus à réfléchir correctement.
Je n’ai pas réussi à me calmer. Mon état émotionnel a subi alors une forte « dépression » dans son équilibre et il m’a fallu deux jours pour revenir à un état de calme et de confiance.
Et plus récemment encore, en formation de 3 jours, lors d’un exercice, je reçois des jugements (tout à fait bienveillants) visant à m’améliorer. Je prends conscience que je les transforme en moi en un discours très jugeant et négatif sur moi-même et mes compétences.
Depuis, j’ai pris le temps de revenir sur ce qui se passe pour moi quand je fais une erreur ou que je me retrouve en « échec ». (L’ancienne prof en moi sait qu’il n’y a pas d’échec, seulement des opportunités d’apprendre… mais mon système émotionnel semble ne pas le savoir).
Qu’est-ce qui se passe?
Constat de base : Quand je me trompe, ou ne réussis pas une manipulation, le stress grimpe en flèche automatiquement. Mon cerveau ne peut plus réfléchir correctement. (état de sidération). Cela signifie que c’est le système reptilien, ou (limbique) qui prend le contrôle.
Ensuite, s’enchaînent les émotions et pensées négatives à mon sujet. Ce qui alimente le stress et enclenche le cercle vicieux.
Mon interprétation est la suivante: Je vis une réminiscence d’un stress traumatique qui s’est déroulé dans le passé. L’événement qui a provoqué ce stress fut suffisamment traumatisant pour enclencher la création d’un programme de « survie ».
S’il se passe telle chose, les conséquences pour moi sont celles-là. Alors quand je reconnais des circonstances similaires, mon système se remet en état de stress post-traumatique, avant d’arriver à surmonter l’événement et à pacifier son état émotionnel.

L’événement-source
Dans la situation que je vous ai partagée, il s’agit d’un événement somme toute anodin qui s’est déroulé dans mon enfance : une gifle donnée par une tante qui ne m’aimait pas beaucoup, quand j’avais 4 ans, parce que j’avais voulu aider à mettre la table et que j’avais cassé une assiette.
Je connaissais cette anecdote mais je n’avais compris l’impact qu’il avait dans mes états émotionnels de panique. Le schéma inscrit en moi à cette occasion est le suivant : Si je fais une erreur, je vais être punie et avoir mal avec comme implications sous-jacentes : si je me trompe, on ne va pas m’aimer,
et si je ne suis pas aimée, c’est parce que je n’ai pas de valeur.
Allègement et nouveau circuit neuronal
Je me suis sentie allégée et surtout capable de poser les bases d’un nouveau discours intérieur.
La prochaine fois, je pourrai me souvenir de tout cela et au lieu de rester en mode « PLS » parce que je me suis trompée. Je pourrai juste dire : STOP ! Si je me trompe, rien de mal ne va m’arriver. Je serai aimée malgré cette erreur. J’ai de la valeur malgré mes erreurs.
Il n’est pas simple de se souvenir de l’événement qui a déclenché ces réactions en chaîne. Le plus souvent, seul.e, c’est très compliqué car le système de protection que nous avons mis en place est très efficace et nous empêche d’accéder à l’information.
C’est pourquoi les séances de soins énergétiques sont réellement profitables dans ce genre de situation. Le soin peut permettre d’avoir l’information, mais ce n’est pas indispensable.
Ce qui est important c’est de « désactiver » le chemin neuronal et de libérer la mémoire enkystée. Ensuite, c’est l’étape de réinformation et de reprogrammation (à l’image de ce que permet la P.N.L.). Des phrases, des mots vont être transmis pour que la conscience et le corps puissent intégrer le nouveau programme qui va ensuite créer un nouveau chemin neuronal. (la neuro-spychologie explique très bien cela).
Ce nouveau chemin neuronal ne fonctionnera que s’il est activé quotidiennement pendant plusieurs jours, semaines, mois… selon l’ancienneté de la « blessure ». Plus la mémoire de la blessure est ancienne et répétée (karma, famille, enfance et vie actuelle), plus l’abandon du schéma va être long et demander de la persévérance.
Et toi? Comment vis-tu ces répétitions de schémas? Réussis-tu toujours à voir d’où ils viennent?
